Cancer de la peau — Lyon & Rhône-Alpes

Carcinome basocellulaire

Le carcinome basocellulaire est le cancer de la peau le plus fréquent. Sur le visage, son exérèse chirurgicale et sa reconstruction demandent une attention particulière au résultat esthétique.

Qu'est-ce qu'un carcinome basocellulaire ?

Le carcinome basocellulaire est le cancer cutané le plus fréquent. Il se développe à partir des cellules basales de l'épiderme, sur les zones exposées au soleil : nez, paupières, joues, front, tempes et oreilles. Son évolution est lente et il ne donne quasiment jamais de métastases, mais il détruit progressivement les tissus voisins localement, ce qui justifie de ne pas le laisser évoluer.

Comment se manifeste-t-il ?

Il prend souvent l'aspect d'une petite lésion perlée et translucide, parfois parcourue de fins vaisseaux, ou d'une plaie du visage qui ne cicatrise pas, saigne au moindre contact et revient toujours au même endroit. Toute lésion persistante du visage évoluant depuis plusieurs semaines mérite un avis dermatologique.

Les différentes formes

On distingue plusieurs sous-types histologiques : le carcinome basocellulaire nodulaire, le plus fréquent ; le superficiel, d'évolution plus lente ; et les formes sclérodermiformes ou infiltrantes, aux limites moins nettes, qui imposent des marges d'exérèse plus larges. Ce sous-type, déterminé par la biopsie, conditionne directement la stratégie chirurgicale.

Le traitement chirurgical

L'exérèse chirurgicale complète, avec une marge de sécurité adaptée au sous-type, reste le traitement de référence. C'est le seul geste qui permet d'analyser la totalité de la lésion au microscope et de confirmer que les marges sont saines. L'intervention se déroule le plus souvent sous anesthésie locale, en ambulatoire.

La reconstruction du visage

La reconstruction est anticipée dès la consultation, en même temps que l'exérèse. La technique la plus simple qui suffit est privilégiée : fermeture directe, puis lambeau local, puis lambeau régional, en suivant les lignes de tension cutanée et les unités esthétiques du visage. Lorsque l'analyse définitive doit confirmer les marges avant de reconstruire, l'intervention peut se dérouler en deux temps.

Une prise en charge à Lyon

Le Dr Daurade reçoit à l'Hôpital de la Croix-Rousse les patients de Lyon, de la région Rhône-Alpes et de toute la France adressés par leur dermatologue ou leur médecin traitant pour la chirurgie d'un carcinome basocellulaire du visage.

Questions fréquentes

Vos questions, en toute transparence

Le carcinome basocellulaire est-il grave ?

Il ne donne quasiment jamais de métastases, ce qui le rend beaucoup moins dangereux que le mélanome. Mais il détruit localement les tissus s'il n'est pas traité, d'où l'importance d'une exérèse complète, surtout sur le visage.

Faut-il obligatoirement opérer ?

L'exérèse chirurgicale avec marges de sécurité reste le traitement de référence, car elle seule permet une analyse anatomopathologique et la confirmation de marges saines. D'autres traitements existent pour certaines formes superficielles ; ils sont discutés au cas par cas.

L'intervention se fait-elle sous anesthésie générale ?

Le plus souvent sous anesthésie locale et en ambulatoire. Une anesthésie générale peut être proposée pour les lésions étendues ou les reconstructions complexes.

La cicatrice sera-t-elle visible sur le visage ?

La reconstruction est choisie pour limiter la cicatrice, en suivant les lignes de tension cutanée et les unités esthétiques du visage. Le résultat attendu est expliqué en consultation, avant l'intervention.

Un carcinome basocellulaire peut-il récidiver ?

Une récidive reste possible, en particulier pour les formes infiltrantes ou lorsque les marges étaient limites. Un suivi dermatologique régulier est recommandé après l'intervention.

Voir aussi
Une lésion vous préoccupe ?

Prendre rendez-vous

Consultations à l'Hôpital de la Croix-Rousse — 103 Grande Rue de la Croix-Rousse, 69004 Lyon.