Lésions cutanées du visage
Exérèse et reconstruction de toutes les lésions cutanées du visage — carcinome basocellulaire, carcinome épidermoïde, mélanome et lésions bénignes — à Lyon, par le Dr Mathieu Daurade, chirurgien maxillo-facial.
Le carcinome basocellulaire, la lésion cutanée la plus fréquente du visage
Le carcinome basocellulaire est le cancer cutané le plus fréquent chez les patients adressés à la consultation, principalement sur les zones exposées au soleil : nez, paupières, joues, front, oreilles. Son évolution est lente mais locale, ce qui justifie une exérèse chirurgicale complète, avec une marge de sécurité adaptée à son sous-type histologique, souvent confirmée par une biopsie préalable réalisée par le dermatologue traitant.
Carcinome épidermoïde (spinocellulaire) et mélanome
Le carcinome épidermoïde (ou spinocellulaire), plus rapidement évolutif, et le mélanome, dont le pronostic dépend directement de la précocité de la prise en charge, nécessitent une exérèse avec des marges carcinologiques définies par les recommandations, en coordination étroite avec le dermatologue et, si besoin, une réunion de concertation pluridisciplinaire d'oncologie cutanée.
Une chirurgie au cas par cas
L'exérèse retire la lésion avec une marge adaptée à son diagnostic, présumé ou confirmé par une biopsie préalable. La reconstruction qui suit n'est pas une étape séparée : elle est anticipée dès la consultation, au même titre que le geste d'exérèse, pour que l'ensemble forme une intervention cohérente. Dans certaines situations — notamment lorsque l'analyse anatomopathologique définitive de la pièce d'exérèse doit confirmer les marges avant de reconstruire — l'intervention peut se dérouler en deux temps, avec une reconstruction différée.
Le choix de la reconstruction
La technique de reconstruction est choisie selon l'étendue réelle de la perte de substance, en commençant par la solution la plus simple qui suffit : fermeture directe, puis lambeau local, puis lambeau régional — dans un souci constant du résultat esthétique sur le visage.
Une prise en charge à Lyon pour les patients du Rhône-Alpes
Le Dr Daurade reçoit en consultation à l'Hôpital de la Croix-Rousse les patients adressés pour un carcinome basocellulaire, un carcinome épidermoïde ou un mélanome du visage, qu'ils résident à Lyon, dans le reste de la région Rhône-Alpes ou ailleurs en France.
Quatre principes guident chaque intervention
Examiner avant d'exciser
Nature de la lésion, localisation, rapport aux structures voisines : l'examen clinique — complété si besoin d'une imagerie ou d'un avis spécialisé — précède toute décision de marge d'exérèse.
Planifier la reconstruction avec l'exérèse
La zone à reconstruire, sa taille probable et les tissus disponibles à proximité sont anticipés avant le premier geste, pour que l'exérèse et la reconstruction forment un projet cohérent, même lorsque la reconstruction est réalisée dans un second temps.
Choisir la reconstruction la plus simple qui suffit
Fermeture directe, lambeau local, lambeau régional ou transfert microchirurgical : la technique est choisie selon l'étendue réelle de la perte de substance, sans recourir à une solution plus complexe que nécessaire.
Travailler en équipe hospitalière
Les situations complexes sont discutées en réunion de concertation pluridisciplinaire ; le suivi de cicatrisation s'inscrit dans la durée, en coordination avec les équipes paramédicales du service.
Carcinome basocellulaire du visage →
Le cancer cutané le plus fréquent : nez, paupières, joues, front, oreilles. Exérèse avec marges adaptées au sous-type et reconstruction esthétique.
Carcinome épidermoïde (spinocellulaire) →
Évolution plus rapide et risque ganglionnaire : exérèse avec marges carcinologiques et discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire.
Mélanome du visage →
Exérèse en deux temps, reprise avec marges selon l'indice de Breslow, ganglion sentinelle si indiqué, et prise en charge en RCP d'oncologie cutanée.
Lésions bénignes : kystes, lipomes, nævus →
Exérèse à visée diagnostique, fonctionnelle ou esthétique des kystes, lipomes, grains de beauté et fibromes.
Reconstruction du visage après exérèse
Fermeture directe, lambeau local ou lambeau régional selon l'étendue réelle de la perte de substance, en suivant les lignes de tension cutanée et les unités esthétiques du visage.
Maquillage médical correcteur
Le service s'appuie sur une équipe dédiée de maquillage médical correcteur, pour camoufler les cicatrices et les irrégularités de teint pendant la cicatrisation ou lorsqu'elles persistent à distance de l'intervention.
Vos questions, en toute transparence
Faut-il opérer un carcinome basocellulaire ?
Oui : l'exérèse chirurgicale complète, avec une marge de sécurité, reste le traitement de référence du carcinome basocellulaire du visage. C'est le seul geste qui permet une analyse anatomopathologique de la pièce et la confirmation de marges saines.
La cicatrice sera-t-elle visible sur le visage ?
La technique de reconstruction est choisie pour limiter la cicatrice, en suivant les lignes de tension cutanée et les unités esthétiques du visage. Le résultat est discuté en consultation, avant l'intervention.
Quel délai entre le diagnostic et l'intervention ?
Il dépend du type de lésion et de la disponibilité du bloc opératoire ; il est précisé lors de la première consultation, après examen de la lésion et, si besoin, des résultats de la biopsie.
Prendre rendez-vous
Consultations à l'Hôpital de la Croix-Rousse — 103 Grande Rue de la Croix-Rousse, 69004 Lyon.